Portfolio Categories : Ateliers de peintre et France.

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Portrait de Philippe Hortala réalisé par François Lagarde entre 1984 et 1985 à Toulouse (Haute-Garonne, France).

© François Lagarde / Adagp, Paris

PHILIPPE HORTALA

Né en 1960 à Toulouse (Haute-Garonne, France) et décédé en 1998 à Toulouse (Haute-Garonne, France).

Vues d'atelier datant de 1984 - 1985 (Toulouse, 17 rue de Chateaudun - Haute-Garonne, France).

Vues d'exposition datant de décembre 1984 (Toulouse, Galerie Axe Art Actuel - Haute-Garonne, France)

Philippe Hortala est né et mort à Toulouse. Cet amoureux de la vie aimait sa ville et la quittait parfois pour mieux y revenir. Après sa sortie des Beaux-Arts de Toulouse en 1983, Hortala s’installe neuf mois à Barcelone et peint la série des Vues de Barcelone. En 1986, il prend un atelier commun à Blagnac avec Clément Thomas, Alain Fabre et Daniel Bonnal. Après ses “années punk” – pour reprendre le titre d’une exposition consacrée à la période 1980-1986 – Hortala donne le sentiment de changer de perspective et voilà qu’apparaissent Les Jours heureux, titre d’une série de peintures dans lesquelles tout s’articule autour d’un même point : sa propre vision du monde. En 1987, boursier de la Hohenberg Foundation, il séjourne à New York. Deux ans plus tard, il revient vivre et travailler à Toulouse où il restera jusqu’en 1998, tout en effectuant des séjours réguliers à Naples jusqu’en 1991. Il y réalise de nombreuses vues de la ville, et peint la série du Combat du poulpe et de la langouste. Entre 1992 et 1997, il réalise les séries des Fraisiers et des Potagers et réalise des sculptures sur le thème de l’alimentaire (à partir d’ustensiles de cuisine) ou représentant des oiseaux – en utilisant des outils de jardinage.

Philippe Hortala meurt le 2 octobre 1998 dans son atelier toulousain. Dans le petit abécédaire de Ben intitulé La vérité de A à Z , on découvre, entre le mot « horizon » et « humour », « Hortala », définit comme le « Petit King-Kong de Toulouse ».

Lors de ses périples (Barcelone, Paris, Naples, Belgrade, New York…), Hortala nourrit et stimule son art d’inspiration expressionniste si identifiable, si passionné, si fougueux. Son œuvre qui dévore les images de son temps peut parfois être liée à la plus pure tradition du paysagisme. Pour ces visions subjectives projetées dans l’espace, il ne retient de la figuration libre qu’une dimension narrative et revient ainsi à l’un des fondements de la peinture. Hortala affectionne et respecte la peinture la plus classique, donne au métier du peintre toute sa dimension, toute son efficacité.

Dans le livre Expose ton corps au soleil, à travers des vues de la ville de la Sète (ou des alentours comme l’étang de Thau), des saynètes du quotidien et quelques rimes, Hortala évoque l’insouciance méditerranéenne, baignée de soleil et de lumière.
«La peinture est un spectacle, le sujet et l’image doivent donner une surface devant laquelle on a envie de s’arrêter, et qui sache être de maintenant et de toujours tout en s’intégrant partout où on la propulse, dans un musée comme dans un garage.» Philippe Hortala