Portfolio Categories : Ateliers de peintre et France.

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Portrait de Michel Batlle réalisé par François Lagarde en 1985 à Revel (Haute-Garonne, France).

© François Lagarde / Droits réservés

MICHEL BATLLE

Né en 1946 à Toulouse (Haute-Garonne, France).

Vues d'atelier datant de 1985 (Revel - Haute-Garonne, France).

Issu d’une famille d’artistes, Michel Batlle fait l’expérience de la peinture dès son plus jeune âge et réalise sa première exposition en 1963, à seulement dix-sept ans. Autodidacte, il pratique dans ces années-là une peinture abstraite, marqué par l’École de Paris et les grandes figures de l’art américain de l’époque. En 1966, il crée la « psychophysiographie », science de la relation entre le corps et l’esprit exprimée par des moyens graphiques. Au début des années 1970, il abandonne l’abstraction afin de développer une figuration nouvelle, expressive, presque sauvage, préfigurant le mouvement de la Figuration libre des années 1980.

Artiste engagé, il réalise à cette période plusieurs actions parodiques destinées à critiquer le fonctionnement du marché de l’art. En 1981, avec la collaboration du poète Serge Pey, il crée la revue « Axe Sud » et participe à la diffusion des nouvelles tendances de l’art comme la Transavantgarde et le graffiti. Au début des années 1990, l’artiste se détache de tous les courants connus et s’oriente vers une pratique plus marginale, doublée d’un certain humanisme et illustrée à travers la série des Guerres culturelles. Très attaché à la figure de l’homme, il se consacre, à partir des années 2000, au sujet unique du visage et du corps.

Michel Batlle se définit comme un artiste « généraliste » dont l’œuvre peinte, sculptée et dessinée est conçue d’après sa profonde conviction que l’art est avant tout une expérience, un questionnement de la vie. Après une première phase abstraite, l’artiste débute une pratique picturale où l’humain tient une place centrale. Lisible ou non, la figure de l’homme devient le fil conducteur de la production de l’artiste dans une réflexion confrontant le sauvage et le civilisé. La tension préexistante entre ces deux notions inhérentes à l’évolution de l’homme devient la source privilégiée de son travail dans un dialogue avec l’histoire et la nature.

Sa peinture, de même que ses autres formes d’expression, présente des figures diverses, plus ou moins identifiables, rendues dans des traits vifs, acérés, et une effusion de couleurs, de signes et de formes géométriques qui jouent de leur forte expressivité. Une certaine violence se dégage ainsi de ses œuvres pensées dans l’affrontement, dans un jeu d’allers-retours entre les deux pôles de l’humanité, la sauvagerie et la civilisation. A partir de 2010, l’artiste travaille également la sculpture explorant les possibilités offertes par le métal.

Œuvres de la collection:


Guerres culturelles, 24 août 1985

Crédit photographique : Jean-Luc Auriol et Alain Gineste


Guerres culturelles, août 1985

Crédit photographique : Jean-Luc Auriol et Alain Gineste


Sans titre, avril 1986

Crédit photographique : Grand Rond Production