Portfolio Categories : Ateliers de peintre et Espagne.

TITLE HERE

Portrait de José-Maria Sicilia réalisé par François Lagarde entre 1984 et 1985 à Paris (France).

© François Lagarde / Adagp Paris

JOSÉ-MARIA SICILIA

Né en 1954 à Madrid (Espagne).

Vues d'atelier datant de 1984 - 1985 (Paris, rue Bonaparte - France).

José-Maria Sicilia, né à Madrid, étudie à l’École des Beaux-Arts de San Fernando à Madrid entre 1975 et 1979. L'année suivante il part s'installer à Paris et découvre sa véritable vocation de peintre, marqué par sa rencontre avec Miguel Angel Campano.

Dès son installation dans la capitale, sa peinture s'oriente vers une veine néo-expressionniste proche du Bad painting américain. José-Maria Sicilia privilégie alors une peinture rapide, spontanée, marquée par des tracés dynamiques et de violents empâtements colorés. Son travail s'exprime à travers la répétition sérielle d'éléments du quotidien: sardines, troncs, outils, appareils ménagés, paysages, antennes de télévisions, scies, fleurs ; autant de thèmes iconographiques lui servant de prétextes à ses questionnements d'ordre plastique.

Au milieu des années 1980, José-Maria Sicilia délaisse le motif naturaliste au profit de la picturalité, s'intéressant à la structure du tableau, à la géométrie de l'espace, à la matérialité de la touche, ainsi qu'aux rapports unissant le fond et la forme ; la ligne et la couleur. Il renoue alors avec la palette chromatique espagnole (noirs, ocres, jaunes, gris et blancs), tout en s'inspirant de l'art géométrique introduit par Malevitch et Mondrian pour basculer dans des considérations plus abstraites.

Son travail lui permet d'obtenir dès 1985 une renommée internationale grâce à de nombreuses expositions collectives et personnelles en Espagne, en France mais aussi à New-York. José-Maria Sicilia est aujourd'hui reconnu comme l'un des artistes synthétisant les principales mouvances abstraites du XXIe siècle: l'art géométrique de Malevitch, l'Expressionnisme abstrait de De Kooning et la tradition abstraite espagnole défendue par Joan Miró, Antoni Tàpies ou encore Miquel Barceló.