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Portrait de Joachim Mogarra réalisé par François Lagarde en 1985 à Montpeyroux (Hérault, France).

© François Lagarde / Joachim Mogarra

JOACHIM MOGARRA

Né en 1954 à Masdenverge (Espagne).

Vues d'atelier datant de 1985 (Montpeyroux - Hérault, France).

Après une licence en philosophie, Joachim Mogarra poursuit ses études à l’École des Beaux-arts de Montpellier en 1977, avant d'obtenir en 1982 le Diplôme National Supérieur d'Expression Plastique.

Joachim Mogarra, peintre et plasticien est davantage reconnu pour ses activités de photographe. Ces photographies en noir et blanc, agrandies et tirées sur toiles émulsifiées tendues sur un châssis, font état d'une réalité distanciée.

En effet, Joachim Mogarra explore, via ses séries photographiques, le genre de la parodie et de la citation. Pour ce faire, l'artiste conçoit ses photographies grâce à l'assemblage d'objets du quotidien dans un rapport minimaliste. De ces assemblages, Joachim Mogarra suggère une narration, où objets et réalité sont réduits à leur plus simple expression. Seule la légende, dès lors indispensable, permet d'éclairer le regardeur sur la scène qui est en train de se jouer.

La présence d'une légende manuscrite associée aux images est une caractéristique de l’œuvre de Joachim Mogarra, qui par cet ajout textuel, prend à rebours la célèbre tirade magrittienne "Ceci n'est pas une pipe". Comme nous le rappelle Christian Bernard, Joachim Mogarra affirme par cet ajout, que ceci n'est pas une photographie ou même une simple accumulation d'objets comme ses images le laisseraient à penser, mais bel et bien une narration, que seul le titre vient expliciter. En cela, Joachim Mogarra opère une dissociation maximale entre le référent et l'objet qui le figure. Devant l'énormité de l'écart qui sépare la légende de la scène représentée jaillissent la parodie et la dérision du sens.

Les photographies de Joachim Mogarra, nous plongent ainsi dans un univers merveilleux, enfantin et poétique, au plus près de l'essence des événements. En altérant et détournant les fonctions des objets du quotidien, l'artiste se joue des référents du regardeur, pour suggérer sa propre réalité.

Œuvres de la collection:


Stella Houba Houba, 1984

Crédit photographique : Francisco Artigas


Richard Long domestique, 1984

Crédit photographique : Francisco Artigas


Electric chair, 1984

Crédit photographique : Francisco Artigas


Le Pont-Neuf enveloppé, 1984

Crédit photographique : Grand Rond Production


Le Musée d'Art Moderne, 1984

Crédit photographique : Francisco Artigas