Portfolio Categories : Ateliers de peintre et France.

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Photographie de Jean-Louis Bentajou réalisée par François Lagarde entre 1984 et 1985 à Marquefave (Haute-Garonne, France).

© François Lagarde / Droits réservés

JEAN-LOUIS BENTAJOU

Né en 1942 à Marquefave (Haute-Garonne, France).

Vues d'atelier datant de 1984 - 1985 (Marquefave - Haute-Garonne, France).

Jean-Louis Bentajou est né en 1942 près de Toulouse. Artiste, il est également diplômé de philosophie, une matière qu’il enseigne durant plusieurs années. Il débute sa carrière dans les années 1960 dans une pratique associant l’abstraction à la technique du pointillisme.

En parallèle de son activité picturale, l’artiste mène une réflexion philosophique sur la peinture qu’il développe dans plusieurs essais dont: Peindre sans image (1984), Peindre (1992), Les couleurs (1999) et La main réfractaire (2004). Au travers de ces écrits, il s’interroge à la fois sur l’acte de peindre, sur l’espace et l’écriture du tableau, mais également sur la signification de son propre travail sans cesse remis en question.

Considérant la peinture comme « une activité de la vie ordinaire », Jean-Louis Bentajou ne se considère pas comme un artiste et « refuse cet état », menant une vie à l’écart des lieux de l’art contemporain et de son marché, « perdu parmi les insoucieux de l’art, les impécunieux de la culture».

L’œuvre de Jean-Louis Bentajou est le résultat d’un travail extrêmement minutieux, œuvre de patience. Travaillées sur grands formats, ses toiles ressemblent au premier abord à des monochromes et nécessitent une certaine proximité du regard pour en saisir toute l’ampleur. La touche est rétrécie jusqu’à la limite de sa visibilité, un amas de petits points colorés juxtaposés, superposés, couvrant la totalité de l’espace de la toile. Par ce procédé, l’artiste tente de saisir la lumière, d’exalter les vibrations de la couleur, de fixer tout le visible sur la surface de la toile. « Je cherche hors des repères habituels du tableau (l’image mais aussi la forme posée sur un fond), pour rester fidèle à la présence continue en moi des couleurs, l’état de ma mémoire. […] Peindre sans image, puis sans forme pour que la vision ne puisse plus se détacher du tableau mais vienne s’éprouver en lui ». Devant ces toiles, territoires du sensible, « l’œil fait un travail de mobilité comme dans la nature. Il voyage de façon ininterrompue ».

Œuvres de la collection:


Du 12 octobre 1979 au 16 janvier 1980, 1979-1980

Crédit photographique : Jean-Luc Auriol et Alain Gineste


Du 24 avril 1981 au 14 août 1981, 1981

Crédit photographique : Jean-Luc Auriol et Alain Gineste