Portfolio Categories : Ateliers de peintre et France.

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Portrait de Claude Viallat réalisé par François Lagarde entre 1984 et 1985 à Nîmes (Gard, France).

© François Lagarde / Adagp Paris

CLAUDE VIALLAT

Né en 1936 à Nîmes (Gard, France).

Vues d'ateliers datant de 1981 - 1985 (Aigues-Vives - Gard, France ; Nîmes - Gard, France).

Vues d'expositions datant de 1980 - 1982 (CAPC de Bordeaux - Gironde, France ; Centre Georges Pompidou - Paris, France).

Vues en extérieur datant de 1984 - 1985 (Boulou - Pyrénées-Orientales, France).

Après avoir passé sa jeunesse à Aubais dans le Gard, Claude Viallat étudie à l’École des Beaux-Arts de Montpellier de 1955 à 1959, où il rencontre Daniel Dezeuze. De retour du service militaire, Claude Viallat poursuit ensuite ses études à l’École des Beaux-Arts de Paris en 1962-1963 dans l’atelier de Raymond Legueult.

Ces années d’apprentissage lui permettent de nourrir son admiration pour Matisse, Picasso, Hantaï ainsi que pour les artistes américains tels que Jackson Pollock, Sam Francis, Jules Olitski, Morris Louis et Kenneth Noland.

Dès 1966, Claude Viallat remet en cause, dans sa peinture, le classicisme pictural de son époque, par une critique radicale de l’abstraction lyrique et géométrique. Pour ce faire, Claude Viallat renonce à la peinture en tant que représentation pour ne montrer que sa réalité matérielle, à travers l’adoption d’une forme qu’il reproduira inlassablement. Mi-éponge, mi-haricot géant, Claude Viallat reproduit cette forme, toujours identique et de même format, à intervalles réguliers, de sorte qu’elle recouvre la totalité du support et détermine ainsi la composition de l’œuvre.

Cette répétition d’un même motif lui permet de concentrer son attention sur les autres composants qui font la peinture : les procédés de coloration et le support en particulier. C’est ainsi que Claude Viallat parvient à sortir des conventions du cadre et du tableau pour peindre sur des toiles libérées de leur châssis. Dès lors, le peintre multiplie les expériences et marque de son empreinte des stores, rideaux, draps, parasols, tentes et autre bâches, qui par leur forme première, déterminent ainsi les limites matérielles de sa peinture.

Par ce geste libérateur, Claude Viallat annonce la création en 1970 du groupe Supports-Surfaces dont il est l’un des meneurs au côté de Daniel Dezeuze, Patrick Saytour et Bernard Pagès. Rapidement, il démissionne néanmoins et explique qu'il « préfère quitter le groupe plutôt que de participer avec réticence à une action qui ne [lui] convient plus ».

Outre la peinture, Claude Viallat expérimente la réalisation de petites structures à partir de bois flotté, morceaux de tissus, cordes et filets simplement assemblés. Il produit également des dessins et des peintures marqués par l’univers de la tauromachie dans un style figuratif et expressif, démonstratif de son attachement à cette culture dont il amasse les représentations pour composer une collection de 15 000 pièces (dont quelques 1 500 bandes dessinées).

Parallèlement à son travail de peintre, Claude Viallat se consacre à son travail d’enseignant, d’abord à l’École Nationale des Arts Décoratifs de Nice (entre 1964 et 1967), puis à Limoges, Marseille, Nîmes ainsi qu’à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris.