Portfolio Categories : Ateliers de peintre et France.

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Portrait de Bernard Dufour réalisé par François Lagarde entre 1984 et 1985 au Mas-du-Pradié, Foissac (Aveyron, France).

© François Lagarde / Adagp Paris

BERNARD DUFOUR

Né le 21 novembre 1922 à Paris (France) et décédé le 21 juillet 2016 à Foissac (Aveyron, France).

Vues d'atelier datant de 1984-1985 (Mas-du-Pradié, Foissac - Aveyron, France).

Peintre, dessinateur, photographe, écrivain, Bernard Dufour ne se destinait pas à une carrière artistique.

Né à Paris dans l’atelier de son père, également peintre, c’est pourtant dans l’ingénierie agronome qu’il se forme. C’est finalement son intégration contrainte au Service du travail obligatoire, imposée à la France occupée durant la Seconde Guerre Mondiale, qui le conduit à découvrir la bibliothèque de l’université de Heidelberg et sa riche littérature. Là-bas, il est notamment saisi par le Journal de Delacroix, qui l'incite, selon ses termes, « à devenir peintre et peut-être artiste ».

A son retour en France, il abandonne rapidement son métier d’ingénieur pour se consacrer à plein temps à la peinture dès les années 1950.

D’abord guidé par les formes de l’abstraction, largement plébiscitée par les artistes d’après-guerre dans le sillage de l’École de Paris, c’est rapidement qu’il capte l’attention du marchand d’art Pierre Loeb qui, séduit par ses compositions structurées, l’expose dans sa galerie.

Bernard Dufour se tourne ensuite vers la figuration qui occupe ses recherches plastiques à partir des années 1960, notamment à travers la représentation du corps nu : le sien, mais aussi et surtout celui des femmes. Cette obsession du corps est une manière d’explorer la sphère de l’intime et de la sexualité, thématique qu’il aborde également en 2005 dans son ouvrage : La Figure du sexe. De Cro-Magnon à moi.

En 1975  Bernard Dufour, délaisse la capitale pour s’installer définitivement au mas de Pradier à Foissac dans l’Aveyron. Là-bas, il aménage son atelier ainsi qu’un laboratoire photographique qui voit l’invention des « photo noires », clichés mettant en exergue les formes du corps féminin. Dès lors, l’artiste délaisse petit à petit la peinture pour privilégier la photographie.