Portfolio Categories : Ateliers de peintre et Espagne.

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Portrait de Albert Ràfols Casamada réalisé par François Lagarde entre 1984 et 1985 à Barcelone (Espagne).

© François Lagarde / Adagp, Paris

ALBERT RÀFOLS CASAMADA

Né en 1923 à Barcelone (Espagne) et décédé en 2009 à Barcelone (Espagne).

Vues d'atelier datant de 1984 - 1985 (Barcelone - Espagne).

De 1942 à 1946, Albert Ràfols-Casamada, fils et petit-fils de peintre, étudie l’architecture, bien que très jeune il s’intéresse et s'initie au dessin au côté de son père. Dès 1946 il expose pour la première fois avec le groupe Els Vuit et en 1947 il organise sa première exposition personnelle à Barcelone. Dès lors, il abandonne l’architecture et décide de se consacrer entièrement à la peinture, mais aussi à la poésie, activité qu’il pratique depuis l’âge de 15-16 ans.

En effet, écrivant toujours en catalan, Albert Ràfols-Casamada assume, sa vie durant, la double casquette de peintre et poète. Il publie notamment ses Notes nocturnes en 1975 ou encore le recueil de poésies Signe d’aire  en 1976. La réalisation de gravures destinées à accompagner de nombreuses publications atteste notamment de cette double appartenance.

En 1950, Albert Ràfols-Casamada quitte Barcelone pour Paris grâce à l’obtention d’une bourse du gouvernement français ; il y restera 4 ans. Ce séjour est pour lui l’occasion de mieux connaître la poésie française, mais aussi le cubisme de Braque et Picasso, ainsi que les œuvres de Matisse et Kurt Schwitters.

A son retour en Espagne, il découvre la peinture nord-américaine et tout particulièrement la couleur de Rothko. Dès lors, la peinture d’Albert Ràfols-Casamada évolue vers ce qu’on a pu appeler le «pop art catalan», en introduisant dans ses tableaux objets et collages, comme des hommages à la société.

Dans les années 1970, sa peinture s’épure et son style devient plus dépouillé. La couleur, appliquée sur la toile par des touches multiples et souples, devient l’élément moteur de sa réflexion plastique. On retient notamment la présence prépondérante du bleu, le « bleu Ràfols », qui suggère chez l'artiste la présence constante de son influence méditerranéenne.

A partir des années 1980 son œuvre jouit d’une reconnaissance nationale, en recevant le prix national des Arts Plastiques décerné par le gouvernement espagnol, et internationale via l’organisation de vastes expositions. Puis, en 1990, la couleur devient plus intense : les tons ocre supplantent les bleus dans des compositions plus abstraites, guidées par la volonté de rendre compte du monde sensible.

Albert Ràfols-Casamada est également reconnu pour avoir fondé, en 1967, au côté d’Alexandre Cirici, l’école EINA de Barcelone, devenant ainsi l’une des deux plus grandes Écoles des beaux-arts de la ville.